Bernard Kouchner retourne (encore) sa veste

Publié le par regis-andre

Sur RTL ce matin, l'ancien ministre de Mitterrand et de Sarkozy a montré qu'il était prêt à servir un troisième président...

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner © Lionel Bonaventure / Sipa

Invité de Jean-Michel Aphatie ce matin, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, devait à l'origine donner son point de vue sur la situation en Syrie. Passées quelques phrases convenues et déjà entendues, il s'est encore livré à un exercice d'équilibrisme et d'hypocrisie dont il a le secret. "Je n'ai jamais voté à droite", a-t-il asséné pour sa première intervention publique depuis son départ du gouvernement Fillon le 13 novembre 2010. Il a ensuite souligné le bilan positif de l'ancien président en soulignant les réformes qu'il avait menées à bien... Cherchez la logique !

Explications fumeuses

Pour expliquer la défaite de Sarkozy, Bernard Kouchner se lance alors dans des explications fumeuses : "Je pense que c'était une défaite que certains annonçaient et qu'il a mis beaucoup de lui, de lui-même pour donner cette image qui lui a nui : au fond (je ne dis pas que c'est de sa faute, ça ne veut rien dire, n'est-ce-pas), transformer toutes les réformes qu'il avait faites, de bonnes réformes en échecs et ne pas savoir les présenter dans un contexte général, en faisant le tableau de ce que notre pays allait affronter, je pense que ça a été très nuisible." Jamais une once d'autocritique pour se demander si cette "image" n'était pas un peu la sienne...

Vient ensuite le temps des remords... "Regrettez-vous d'avoir été son ministre ?"

Réponse : "Non, je n'ai pas regretté du tout. Ça ne s'est pas passé comme je le souhaitais ; des tas de choses parallèles..."

À la question "Comment jugez-vous les premiers pas de François Hollande ?" :
"Eh bien, je les trouve pas mauvais."

Bernard Kouchner montre qu'à 72 ans il a encore l'échine souple et sait toujours exécuter le grand écart. Celui-ci lui sera-t-il profitable ? Récupèrera-t-il une mission, une ambassade, voire un ministère ? Il s'est en tout cas montré disponible.

REGARDEZ Kouchner : "Je n'ai jamais voté à droite" :

 


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