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Publié le par regis-andre

MENACE – En Grèce, pénurie de médicaments

La Grèce, suspendue aux prochaines élections législatives du 17 juin et à une nouvelle aide financière, doit faire face à une pénurie de médicaments. The Economic Times revient sur ce nouvel effet de la crise – outre un taux de chômage à 21,7 %, l'augmentation des suicides, et la montée des extrêmes en politique.
"Les firmes pharmaceutiques ne s'intéressent plus à la Grèce, où les hôpitaux et les pharmacies sont endettés," assure un représentant des pharmacies grecques, cité par The Economic Times, avant de détailler : "C'est le cas de Roche, Bayer, Novartis et Saphi et d'autres grands groupes pharmaceutiques." "Le prix des médicaments est également extrêmement bas comparé à d'autres pays européens", relève encore le représentant.
Selon les chiffres de Reuters, groupes pharmaceutiques et pharmaciens attendent qu'on leur rembourse encore 1 milliard d'euros. S'enclenche alors ce cycle vicieux : les pharmaciens refusent de délivrer des médicaments gratuits aux patients assurés par la grande couverture santé nationale et ne servent que les clients payant eux-mêmes leurs médicaments. Les pharmaciens n'étant en effet pas remboursés pas l'Etat, ils ne sont plus en mesure de régler les firmes pharmaceutiques qui leur fournissent les médicaments.
La montée du chômage, par conséquent la baisse du nombre de personnes cotisant pour la couverture de santé nationale, a en outre grevé le budget de cette dernière, analyse Reuters.
"La panique des patients"
Il y a deux semaines déjà, le Guardian consacrait une analyse à "la grave crise de la santé" qui menace la Grèce. "La pénurie de médicaments est amplifiée par la panique des patients qui ne peuvent pas acheter leurs médicaments pour soigner leur cancer ou leur maladie cardiaque", écrivait le quotidien.
"Cent vingt pharmacies ont fermé à Athènes, à cause des pressions dues aux retards de paiement liés à des ordonnances de la sécurité sociale (...) Il y a environ trois cents médicaments qui ne sont plus disponibles", dit le secrétaire général de l'association pharmaceutique panhellénique au Guardian. Il explique comment des patients souffrant d'un cancer partent à la recherche de leurs médicaments d'hôpital en hôpital.
La plupart des médicaments sont importés rappelle le Guardian : "Les autorités grecques estiment que le scénario du pire, entraînant un retour à la drachme, rendrait impossible l'achat de médicaments après une dévalution de cette nouvelle monnaie."
Cette pénurie s'inscrit dans le contexte de la cure d'austérité imposée par le gouvernement, sous la pression de la "troïka" : l'Etat a réduit les dépenses de santé de 13 %, ce qui représente 2,5 milliards de dollars en deux ans et prévoit une réduction supplémentaire d'un milliard de dollars, relève la rédactrice en chef de Money Week sur son blog. "Pis, cela intervient à un moment où les hôpitaux sont déjà en sale état," ajoute-t-elle

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