La droite s'écharpe

Publié le par regis-andre

 

Copé-Fillon: la droite s'inquiète et appelle au calme, la gauche raille

Publié le 25.05.2012, 14h20

Plusieurs personnalités de l'UMP ont exprimé vendredi leur inquiétude face à la tension entre Jean-François Copé et François Fillon, redoutant son effet potentiel pour les législatives, et ont appelé au calme, tandis qu'à gauche, le ton était à l'ironie.

Plusieurs personnalités de l'UMP ont exprimé vendredi leur inquiétude face à la tension entre Jean-François Copé et François Fillon, redoutant son effet potentiel pour les législatives, et ont appelé au calme, tandis qu'à gauche, le ton était à l'ironie. | Jean-Pierre Muller

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Plusieurs personnalités de l' ont exprimé vendredi leur inquiétude face à la tension entre Jean-François Copé et , redoutant son effet potentiel pour les législatives, et ont appelé au calme, tandis qu'à gauche, le ton était à l'ironie.
"Il faut faire très attention à ceux ou celui qui persistent à diviser uniquement pour des raisons de carrière personnelle, parce qu'à un moment donné, ils seront responsables si nous subissons un échec" aux législatives, a déclaré sur 2 Rachida Dati, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris.

La députée européenne a admis d'un "oui" laconique qu'elle visait spécifiquement François Fillon, avec lequel elle entretient des relations notoirement mauvaises. Elle a tenu d'ailleurs à rendre hommage à Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, qui "mouille sa chemise" dans la campagne électorale.
"Ceux qui créent la division démobilisent notre électorat", a-t-elle insisté.
"Tout le monde devrait prendre sur lui, ne pas s'énerver à tout bout de champ", s'est alarmé aussi Henri Guaino, l'ancien conseiller du président Nicolas Sarkozy.
Les candidats de l'UMP en lice pour les législatives "ont besoin de l'unité absolue de leur famille politique", a souligné Henri Guaino sur France Info, en assurant qu'il ne participerait "à aucune guerre, à aucune chamaillerie, à aucune division".
"Essayons d'apaiser tout cela. En tout cas, je ne veux jouer aucun autre rôle que celui de l'apaisement", a poursuivi l'ancien conseiller, candidat dans les Yvelines pour les législatives.
"Nous verrons après les élections, le moment venu, qui incarnera le mieux l'avenir de cette famille politique (de l'UMP). Pour l'instant, que chacun fasse campagne", a-t-il dit.
Dans une interview au Figaro Magazine, François Fillon, ancien Premier ministre, a ouvertement contesté l'autorité de Jean-François Copé en regrettant que "depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y (ait) plus, à l'UMP, de leader naturel".
"L'évidence" est qu'"il ne doit y avoir aucune division, aucune querelle de chefs à l'UMP", a insisté aussi l'ancien ministre UMP de l'Agriculture, Bruno Le Maire, sur i-Télé.
"Nous avons des électeurs sur le terrain qui attendent de nous que nous nous battions ensemble et collectivement", a-t-il souligné.
Le ton était également sévère au Parti radical face à ce "combat de coqs", selon les termes de Rama Yade, sa vice-présidente.
"Ce combat de coqs manque singulièrement de dignité. Les électeurs de l'UMP méritent mieux. Ce n'est pas le temps de s'écharper de manière aussi sanglante devant les caméras en pleine élection législative", a-t-elle souligné sur Canal +.
"Je crois qu'il serait beaucoup plus malin pour ces leaders de l'UMP de travailler à organiser une alternative au PS et au FN", a-t-elle ajouté.
Au PS, Harlem Désir, le numéro deux, a opté pour l'ironie mordante.
François Fillon et Jean-François Copé "sont déjà dans une espèce de primaire sauvage pour 2017", la prochaine présidentielle, alors que le pays est en pleine élection législative, s'est-il gaussé sur Radio Classique et Public Sénat.
Selon lui, les deux responsables "prétendent imposer une cohabitation à la tête de l'Etat et ils ne sont même pas capables de supporter leur propre cohabitation au sein de l'UMP".

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