SEGOLENE A LA ROCHELLE

Publié le par regis-andre

La Rochelle : Ségolène Royal contre les Chevaliers du Fiel

by zeredac

Par RichardTrois

 

La Rochelle - © Razak

La Rochelle - © Razak

C’est une belle ville, un port ensoleillé que la force de l’Histoire a rendu tolérante et ouverte. Accueillie par son Maire, Maxime Bono qui ne se représente pas à l'Assemblée Nationale, Ségolène Royal est candidate dans cette ville capitale de la Charente-Maritime qu’elle connait bien comme présidente de la région. Las, faisant fi de cette tradition de tolérance et d’ouverture, une ligue d’hommes conteste sa candidature en faisant campagne sur la haine.

Pas une interview, pas une déclaration où ces messieurs, Olivier Falorni, le candidat et Jean-François Fountaine son financeur, ne déversent leur fiel.
« On se vomit » déclare l’un, quand l’autre explique que Ségolène Royal ferait de « la politique hors sol » et j’en passe… Voilà qui laisse songeur quand on pense que ces fielleux se réclament de cette ville de tolérance parce que l’un y construit des bateaux et promène Lionel Jospin sur le sien et que le grand-père de l’autre y est né… Peut-on sérieusement mener une campagne de haine, se faire élire sur la haine, sur le « j’y suis né, elle vient d’ailleurs » quand on se dit socialiste ? D’ailleurs on est bien loin du socialisme et de la gauche puisque les 2 félons sont ouvertement soutenus par les UMP Dominique Bussereau et Jean-Pierre Raffarin comme le rappelle MediaPart, au point que ceux-ci envisagent d’appeler à voter pour le dissident avec l’objectif de faire battre Ségolène Royal. Quel programme, quel projet pour ce quarteron d’aigris.

Pourquoi tant de haine à longueur d’antenne ?  Olivier Falorni explique que Ségolène Royal aurait dû être désignée par les 250 militants de la section PS de La Rochelle et qu’il défend la démocratie. Pourtant la force de la démocratie se trouve du côté de Ségolène Royal, désignée candidate à l’unanimité du bureau national du PS, fait rarissime, un bureau national qui représente des dizaines de milliers de militants à travers la France, et représente bien plus que le verrouillage d’un baron local. Le dissident explique qu’il est contre le « parachutage » oubliant que Ségolène Royal parcourt cette région de long en large depuis 2004, mettant sa notoriété, son gout de l’innovation au service des habitants et qu’elle y bataille contre la droite sans relâche y compris dans les moments les plus difficiles comme celui de la tempête Xynthia. Non, ce n’est pas la démocratie que défendent le quarteron des aigris. C’est un sentiment nettement moins noble, celui de la revanche. Olivier Falorni est ce candidat de la revanche, celle de Jean-François Fountaine, se voyait en haut de l’affiche comme président de région à la place de Royal en 2004 et voulait augmenter les impôts régionaux en 2008 menant une guerre interne permanente à sa présidente jusqu’à finir par être écarté de la vice-présidence. Celle des jospinistes qui ne sont toujours remis de l’idée que le retour de la gauche au pouvoir dans ce pays doivent autant aux transgressions de Ségolène Royal, lesquelles sont depuis devenu la norme au PS et à gauche. L’envie de revanche des Raffarin et des Bussereau qui mâchent et remâchent leurs défaites aux élections régionales de 2004 et 2010 sur une terre qui a longtemps vu l’hégémonie de la droite boutée par un petit bout de femme. Voilà qui met à mal les égos.

Face à la petitesse de cette étonnante coalition de défaits, Ségolène Royal mène une intense campagne de terrain, droite, debout, loin des invectives de ses adversaires. En choisissant de parler « avec tous ceux qui le souhaitent », comme lors de cette réunion publique transformée en réunion de rencontre directe avec les habitants et électeurs comme le décrit MediaPart à propos de sa visite au quartier populaire du Mireuil, mercredi dernier. Elle était hier soir soutenue par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault venu à La Rochelle rappeler que Ségolène Royal est « la seule candidate de la majorité présidentielle » de la circonscription et dire l'improtance de la voir élue députée : C'est « une personnalité qui joue un rôle important dans la vie politique française. Elle a une grande expérience (...) Nous avons besoin d'elle à l'Assemblée nationale ».

Elle a bien raison Ségolène Royal d’ignorer les aigris. Elle compte sur la sagesse, la clairvoyance des Rochelais, des habitants de l’Ile de Ré qui savent mieux que quiconque que l’on ne construit rien de durable sur la haine et le ressentiment. C’est d’ailleurs l’erreur politique et humaine de Falorni, celui qui mal y pense et d’après ses propres mots « vomit » et dont le nom restera longtemps honni.

 

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