Une explosion sociale menace l’Europe **Le président du Parlement européen, Martin Schulz a mis en garde contre une explosion sociale en Europe

Publié le par regis-andre

**Le président du Parlement européen, Martin Schulz a mis en garde contre « une explosion sociale en Europe » sur fond de grogne en Espagne, empêtrée dans la crise…

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« Les manifestations en Espagne montrent qu’une explosion sociale menace en raison du fort taux de chômage des jeunes en Europe », a déclaré M. Schulz au quotidien populaire allemand Bild.Et de plaider pour la mise en oeuvre rapide « de nouveaux programmes européens pour créer enfin plus d’emplois pour cette génération ». M. Schulz souligne que la situation espagnole n’est pas comparable à celle de la Grèce: « le pays a des bases industrielles solides et une administration publique bien organisée », ajoute le social-démocrate allemand. L’Espagne a annoncé vendredi de nouvelles prévisions économiques très sombres, avec une poursuite de la récession en 2013 et un chômage pire que prévu cette année, alors que le pays fait face à la panique des marchés et à une grogne sociale sans précédent.

 L’indignation populaire gronde

 Excédés par une crise dont ils ne voient pas la fin, des centaines de milliers d’Espagnols étaient descendus jeudi dans les rues, signe d’une indignation populaire qui s’accroît face à un gouvernement qui n’a plus aucune marge de manoeuvre pour redresser l’économie du pays.

 Le plan d’aide aux banques, finalement bouclé vendredi par la zone euro, et qui pourra atteindre cent milliards d’euros, ne semble plus en mesure de rassurer des marchés de plus en plus inquiets de la dégradation de la santé financière de l’Espagne. (Source: belga.be-21.07.2012.)

**Les chômeurs espagnols interdits de quitter le pays

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Les chômeurs espagnols bénéficiant de l’allocation de chômage de base de 426 euros se sont vus interdir de quitter le territoire espagnol sous peine de se voir retirer leurs indemnités. Pour ces chômeurs, tout voyage en dehors des frontières espagnoles entraînerait immédiatiement leur radiation des listes de demandeur d’emploi ainsi que la suspension du versement de leur allocation, indique le site econostrum.info. Ceux-ci se retrouveraient alors dans l’obligation de patienter douze mois avant de pouvoir se réinscrire à nouveau et bénéficier de l’allocation. Cette mesure, adoptée par le Ministère espagnol du Travail, vise à empêcher les chômeurs de prendre un emploi saisonnier à l’étranger tout en continuant à percevoir leurs indemnités. Un chômeur averti en vaut deux…(7s7-20.07.2012.)

***La police tire sur les manifestants à Madrid

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La police espagnole a chargé et tiré sur les manifestants avec des balles en caoutchouc jeudi soir à Madrid, à la fin de la grande manifestation contre le plan de rigueur du gouvernement. Les policiers ont chargé des petits groupes de manifestants et les ont battus avec des bâtons pour les disperser, dans le secteur de la Puerta del Sol, au centre de la capitale, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Parlement, selon les journalistes. Les manifestants étaient arrivés jusqu’aux barrières qui protègent les bâtiments du Congrès, avec un groupe de pompiers en première ligne. Alors qu’une épaisse fumée s’élevait des poubelles en plastique incendiées, quelques manifestants ont décidé de suivre les pompiers en se rapprochant du parlement. La police est alors intervenue en chargeant, tandis que les manifestants répondaient en lançant des objets divers, notamment des bouteilles. Les policiers ont tiré des balles en caoutchouc contre ces petits groupes qui se sont dispersés dans les rues adjacentes. Plusieurs centaines de personnes, selon l’estimation des journalistes sur place, avaient auparavant participé à cette grande manifestation, qui s’est déroulée globalement sans incident. Les syndicats avaient appelé jeudi à manifester dans 80 villes, sous le mot d’ordre « Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher ». Les manifestants ont ainsi exprimé leur refus au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs.  (Source: belga.be-20.07.2012.)

**Marée humaine pour dire « Non » à la rigueur

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Dans une forêt de drapeaux multicolores, une énorme marée humaine a envahi jeudi soir le centre de Madrid, pour crier « non » au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs. Des incidents ont éclaté après la fin de la manifestation, lorsque la police anti-émeutes a dispersé de petits groupes de jeunes à coups de matraques et en tirant des balles de caoutchouc. Six personnes ont été légèrement blessées et sept interpellées, selon la police. « Mains en l’air, c’est un hold-up », hurlait la foule qui s’était rassemblée quelques heures plus tôt, défilant lentement sur les grandes avenues, reprenant le slogan devenu le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l’annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d’euros. « Si tu veux gagner, lutte sans relâche », « Rajoy nous vole », « Je veux un Noël », proclamaient de petites pancartes. D’autre portaient ce seul mot « NO » illustré d’une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays. A Madrid, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, selon des journalistes sur place. Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d’ordre « Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher ». Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25%, est monté d’un cran face à ce nouveau tour de vis. « Nous ne pouvons rien faire d’autre que de descendre dans la rue. J’ai perdu entre 10% et 15% de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise », s’indigne Sara Alvera, fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé. Le gouvernement cherche ainsi à redresser les comptes publics: le budget 2012, d’une rigueur historique avec 27,3 milliards d’euros d’économies, n’a pas suffi et l’Espagne s’est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d’une aide à ses banques et d’un délai, jusqu’en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3%.

Hausse de TVA, réduction de salaire et chômage

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Pour renflouer les caisses, c’est cette fois le pays tout entier qui va payer: renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d’euros d’ici à 2014. Les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur salaire réduit de 5% en 2010, puis gelé, perdent en 2012 leur prime de Noël, l’équivalent de 7% du salaire. Et les nouveaux chômeurs verront leurs indemnités réduites au bout de six mois. « Quel Noël fabuleux nous allons passer. Il n’y aura aucun extra cette année. Tous les ans, ils baissent les salaires, pendant que les prix montent, le métro, le bus… », s’inquiète Paloma Martinez, une fonctionnaire de 47 ans, une petite pancarte à la main portant les mots: « Si tu ne luttes pas, qu’auras-tu? ». « Si nous n’achetons plus, les commerces fermeront, ils vont licencier encore des gens », ajoute-t-elle. « Les gens doivent sortir dans la rue, plus s’il le faut, tout le temps qu’il faudra. » 

 « Non à la précarité »

Depuis la semaine dernière, répondant aux mots d’ordre des syndicats ou des « indignés », ou alertés par les réseaux sociaux, des Espagnols de tous horizons se rassemblent quotidiennement dans les rues, portant les t-shirts jaunes des fonctionnaires de la Justice, verts de l’Education ou les blouses blanches des infirmières. Les architectes, sous une banderole « Non à la précarité », les chercheurs, avec une pancarte « moins de science, plus de pauvreté », le monde du spectacle, promenant un mannequin noir pendu avec l’inscription « théâtre public exécuté » étaient au rendez-vous jeudi. Dans la foule encore, des policiers en chemises noires, des pompiers casqués, promenant la maquette géante d’un hélicoptère rouge sur un chariot. « Ils dévalorisent notre travail, qui est un travail dur. Nous devons descendre dans la rue. Pompiers, balayeurs, infirmiers, pour dire ‘assez’ », lance Manuel Amaro, un pompier de 38 ans. Après le défilé qui s’est dispersé dans le calme autour de la place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, un petit groupe de jeunes manifestants s’est massé face à un cordon de policiers qui gardaient les abords du Parlement. Comme ils refusaient de s’éloigner, les policiers les ont repoussés à coups de matraques, tirant des balles en caoutchouc. Lançant quelques bouteilles ou canettes de bière, les manifestants se sont dispersés dans les rues alentour, allumant des feux de poubelles sur leur passage, se regroupant parfois pour défier encore les cordons de policiers. (AFP-20.07.2012.)

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